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Récit d'un voyage au Japon

Récit d'un voyage au Japon

Le tout premier article sur mon voyage au Japon. En commençant ces lignes je ne sais toujours pas par où débuter ! J’ai longuement hésité : de quoi vous parler en premier ? De notre parcours ? Des restaurants ? De la façon dont il faut se préparer au voyage ? Ce matin, c’était encore très vague, jusqu’à ce que je me demande pourquoi je n’avais encore rien écrit jusqu’ici. La réponse est simple en fait, j’avais envie de garder ce voyage pour moi, encore un peu.

Je me suis également rappelé que je tiens avant tout un blog et non pas un guide touristique. Je ne dois rien à personne, du moins plus maintenant, alors j’ai décidé de faire simple en vous proposant un article un peu plus personnel sur ce voyage ! Un article sur ma première impression dans ce pays qu’est le Japon. Mes sentiments face à cette nouvelle culture, ce qui m’a plu, ce qui m’a aussi déçu mais aussi ce que j’en ai retiré. Et oui, pour le coup rien de bien concret, pas de “il faut que tu visites ça ou ça, que tu manges ceci et que tu testes cela”, non, juste toi, moi, les mots et le Japon.

Se remettre dans le contexte

Le Japon c’est avant tout une histoire d’amour depuis mon adolescence ! J’arborai déjà un style assez particulier à mes 13 ans et mes amis étaient tous dans le même délire : manga, gothique lolita, visual-kei (musique Japonaise, dans le style rock/métal), les animes avec Naruto et DBZ. En bref, tout un côté assez caractéristique du Japon que j’idôlatrais ! J’ai grandi puis j’ai appris à m’intéresser à d’autres choses : la cuisine, la culture traditionnelle… et je ne rêvais que d’une chose, aller sur place pour découvrir ce pays, pour de vrai. Pour l’Hom c’était pareil, nos envies étaient les même, et je pense que dans le fond, il tenait à ce pays plus que moi.

Harajuku, Free! Manga, Tokyo, Japon

Mi Juillet 2017, on m’annonce que je gagne, suite à un concours de photographie (sur la page de Sushi Gourmet Belgique), un aller-retour pour le Japon. Je me souviens avoir demandé plusieurs fois à mon interlocuteur “Vous êtes certain que ce n’est pas une blague ?”. Non manifestement c’était réel : on m’offrait le vol pour 2 personnes ainsi que 7 nuits dans un hôtel de mon choix à Tokyo (sous certaines conditions évidemment). J’ai mi du temps à me remettre de cette merveilleuse nouvelle, à dire vrai l’Hom et moi n’y avons pas cru jusqu’à ce que les partenaires du concours nous contactent pour organiser ce voyage !

Il m’a fallu choisir une date, fin Mars, début Avril, la période parfaite pour découvrir une des coutumes traditionnelle Japonaise : le Hanami, la fête de floraison des sakura ! Pendant 8 mois, je n’ai pensé qu’à ça : la préparation de mon voyage. J’ai écumé des tas et des tas de blogs (dont celui de Le Polyèdre qui est une petite perle) sur le sujet, j’ai appris - un peu - le Japonais, j’ai lu beaucoup de livres, regardé des vidéos de Youtubeurs… Je vivais Japon avant d’y être. Et puis le fameux jour est arrivé !

Prendre l’avion et partir pour le rêve de sa vie

Un mercredi matin, on se lève totalement surexcité, on prepare le reste de nos bagages et on prend le train direction l’Aéroport Charles de Gaule. Ca y est, on est mentalement prêts pour nos 15h d’avion (avec une petite escale à Séoul en Corée). J’ai mon petit guide avec moi, ma carte des endroits et restaurants à faire dans mon téléphone, mon notebook rempli de petites phrases et surtout, j’ai des étoiles pleins les yeux !

Dans 13 heures, dans 10 heures, dans 5 heures… “On y est, mon chéri, ca y’est, on est au Japon !”. Découverte de l’aéroport, on prends nos papiers, direction la capitale. On y était, et que vous dire, les premiers pas étaient déjà fabuleux ! Premiers contacts avec les Japonais pour l’achat des tickets de trains, de notre carte de metro…

// Honnêtement ca va être très difficile pour moi de me limiter dans cet article pour ne pas tout vous dévoiler de suite. Il y a tellement de choses à dire. Il se peut également que je parte à droite à gauche parce que je suis très nulle pour me fixer une ligne conductrice. J’ai toujours tendance à dire et écrire les choses comme elles me viennent. //

Durant 10 jours, on a donc vécu au rythme Tokyoïte, et quel rythme ! La vie est tellement différente d’ici. Le premier choc, ça a été le metro : tout est propre, bien rangé, bien noté. J’avais une peur bleue de me perdre mais tout est tellement bien expliqué là bas qu’en fin de compte, c’est très simple à comprendre, on prend vite nos habitudes. Une fois à la gare d’Akihabara, notre premier arrêt, même lessivés après notre route, nous sommes totalement sous le charme et en pleine forme pour se plonger dans Tokyo dès notre arrivée (aux alentours de 21h, heure locale). Des tours partout, des panneaux lumineux par dizaine, de la pub, de la musique, un monde de dingue, partout, de la vie…En fait oui c’est ça, le Japon c’est une putain de baffe qui t’arrives en pleine face, une baffe que tu ne vois pas venir et qui te réveille d’un coup ! Tellement de chose à voir, à faire, à découvrir. Tout est toujours en mouvement.

Pensées, coutumes et traditions

Je suis agoraphobe, je déteste le monde autour de moi, trop de monde et je suffoque, j’ai mal à la tête, j’ai chaud… Je pensais vraiment souffrir dans la capitale et en fait c’est totalement l’inverse qui s’est produit ! Tu as beau être entouré de monde partout, tout le temps, pas une seule fois tu ne te sens oppressé. C’est assez étrange d’ailleurs car en Occident nous avons cette fâcheuse tendance à regarder les autres, à juger tout le temps, à s’imposer à l’autre finalement, alors que les Japonais, eux, font tout pour éviter le contact. Ils ne te regardent pas, ils sont dans leur monde tout en faisant attention à ne pas déranger le tiens.

J’ai entendu plusieurs personnes me dire qu’ils pensaient les Japonais chaleureux. On ne peut pas vraiment dire que c’est l’adjectif qui leur correspond le mieux. En facade ils sont assez froids, et de par leur coutume, ne montrent que peu leurs émotions et ne te diront jamais au grand jamais ce qu’ils pensent réellement. C’est assez déstabilisant au début d’ailleurs, car on sent dans leur façon de faire, de dire merci, dans leur manière de sourire que ce n’est que par pur politesse. Mais au final, who cares ? Avec le recul je finis par me dire que je préfère ce côté faux-cul aux personnes ici qui ne connaissent ni bonjour, ni au revoir ni merci. Etant moi même très solitaire et assez égoiste (dans le sens où les affaires des autres sont leurs affaires), je fais de mon mieux pour rester dans mon coin sans déranger personne. Et sur ce point, on aime ou on aime pas, mais je me suis beaucoup retrouvé dans la façon d’être des Japonais. Mine de rien, ils restent profondément gentils. Qu’ils te comprennent ou non ils feront toujours tout pour t’aider. Combien de fois on s’est retrouvés à ne pas savoir nommer tel ou tel truc, et dans ce cas là ils cherchaient partout leur téléphone (même quand ils était entrain de travailler) pour nous traduire l’objet ou la nourriture en question. Non vraiment, ce sont des crèmes.

Ueno park, Tokyo

Oui le Japon c’est aussi ça finalement, des règles de vie plutôt strictes, que la plupart respectent à la lettre. L’opinion publique prime sur l’opinion personnel, ce qui peut être, d’après une amie, pesant au quotidien surtout par rapport à nos habitudes à nous. On fait la queue en attendant les transports en commun ou l’ouverture d’un magasin, on fume dans des espaces bien définis et jamais en marchant, on ne met pas de musique à fond ou on ne répond pas au téléphone dans le metro. Et pour finir toutes ces petites règles se répercutent sur le quotidien. Malgré le monde, la vie y est… calme. Pour la première fois depuis un moment, je me suis sentie bien quelque part. Tu peux marcher dans la rue à 22h sans te sentir mal à l’aise, prendre les transports à minuit sans avoir peur de quoi que ce soit. Bien qu’à partir d’une certaine heure il y ai un grand nombre de Japonais éméchés (oui boire entre collègues après le taff c’est de coutume), jamais une seule fois je n’ai eu peur et pourtant croyez moi on est passés dans des lieux un peu coupe-gorge.

Le respect, je pense que c’est ce qui me vient le plus à l’esprit maintenant quand j’y repense. Oui, là bas, tout est une question de respect, de soi, de l’autre, de la société, de la nature (contradictoire sur beaucoup de points mais dans l’ensemble la nature est au centre de tout), du temps.

Un rythme effréné

Tout au long de cette grosse semaine nous avons donc tenté de vivre l’aventure à fond. Grace à une amie qui vit là bas, nous avons pu nous joindre à tout un groupe de Japonais pour fêter le Hanami. Rien de mieux pour découvrir le Japon que de se mêler aux locaux, on a entrevu une autre facette : la joie de se regrouper pour admirer la nature, mais aussi boire, manger entre amis, faire la fête et lâcher un peu le boulot. Découverte également des quartiers un peu moins touristiques, de chouettes choses mais aussi d’autres un peu plus glauques, comme l’amour des Japonais pour la pornographie (parfois malsaine). On a aussi tenté les petits restaurants de quartier, on y mange à même le sol, on enlève les chaussures à l’entrée et on passe un bon moment avec les copains (encore merci Stéphanie - Cuisine moi un mouton - pour cette soirée). On a dormi dans un capsule hôtel (non cela ne ressemble pas à une morgue je t’assure que c’est hyper confortable), où beaucoup de salary men/women y dorment lorsqu’ils n’ont pas le temps de retourner chez eux. On a aussi logé dans un ryokan (hôtel typique Japonais) avec les onsen et les futons. On a pris le bus, le train, le fameux shinkansen, visité des temples, des parcs, une université, fait du baseball sur les toits, on s’est amusé dans le quartier des jeux vidéo, pris un bol d’air frais à la mer, contemplé la nature des les Alpes Japonaises, on a marché des dizaine et dizaine de kilomètres chaque jour. Oui on a vécu le Japon à la vitesse MACH20.

Et puis on s’est aussi fiancés à Tokyo. L’Hom m’a fait sa demande là bas, j’ai dit oui ! Nous avons été choisir ma bague ensemble dans le quartier d’Okachimachi, connu pour ses nombreux magasins de bijoux. Un beau souvenir de plus.

On a vu du beau, du magnifique, du moins beau. Des points négatifs et positifs. Comme partout je suppose. Bien qu’il faut certainement plus de temps sur place pour se rendre compte de tout.

Le retour un peu brutal

Toutes les bonnes choses ont une fin, c’est ce qu’on m’a toujours dit. On a finalement dû prendre le chemin du retour, retrouver le taff et notre vie ici en Belgique. Je ne vous le cache pas, cela fait plus d’un mois et pour moi ce retour est très très très difficile. J’ai cette sensation d’avoir laissé une partie de moi là bas.

Sortir de l’appart est devenu une corvée (c’était déjà pas glorieux avant je vous rassure) : voir les gens cracher, parler fort tout le temps, te regarder, te reluquer… Ou même la crasse partout, le non respect. Ici j’étouffe, c’est un fait.

Le Japon, un magnifique voyage, une expérience inoubliable, des images et des bouts de vie gravés en moi à jamais. J’espère avoir l’occasion d’y retourner, et qui sait peut être y rester. J’ai bien conscience qu’une fois sur place, la vision d’un pays est différente, mais j’ai la sensation que ma place est là bas, au Japon, avec ses défauts et ses qualités.

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